Le quartier des Épinettes Aunettes


Partez à la découverte de cinq Architectures Contemporaines Remarquables du quartier des Épinettes Aunettes à Évry-Courcouronnes grâce à une balade sonore imaginée avec les élèves du collège Galilée.
Le quartier des Épinettes Aunettes a été un terrain d’expérimentation architecturale dans les années 1980. 45 ans plus tard, les jeunes habitants prennent la parole pour partager leur regard sur ce patrimoine.
Les partenaires du CAUE de l'Essonne :

Le quartier des Épinettes Aunettes
Lauréat de l’appel à projet Découverte et médiation numérique autour des bâtiments labellisés Architecture Contemporaine Remarquable, le CAUE de l’Essonne donnent la parole aux collégiens du quartier des Épinettes et des Aunettes pour raconter le patrimoine de leur point de vue.
En février 2024, pendant une semaine 13 élèves du collège Galilée, accompagnés par les architectes et designer du CAUE et les journalistes de Radio Activité, prennent le micro. La balade sonore que vous vous apprêtez à découvrir est le résultat de ce travail. Elle donne à entendre le patrimoine vécut au quotidien à hauteur de collégien.
Aperçu du parcours
La gare d’Évry-Courcouronnes
©CAUE de l'Essonne
La ville nouvelle a sa gare !
Première étape de notre parcours, la gare est la porte d’entrée de la ville nouvelle d’Évry depuis Paris. Bâtiment fonctionnel, pensé pour gérer les flux, il renvoie à un imaginaire futuriste. Dans les années 1960, des politiques publiques décident de la création des Villes Nouvelles pour endiguer l’étalement urbain des grandes métropoles françaises. Au sud de Paris, ce sera Évry-Ville-Nouvelle. Elle sort de terre en quelques décennies à la place d’un vaste plateau agricole. Pour rendre accessible ce territoire, une nouvelle gare est construite, elle sera la première de toutes les villes nouvelles. Inaugurée en 1975, elle a été conçut par l’architecte Bernard Hamburger.
Dans la ville nouvelle en construction, la gare est l’un des premiers bâtiments ©Archives départementales de l’Essonne
Une gare à plusieurs étages
Les collégiens le souligne, la gare a plusieurs niveaux : un sous-sol où circulent les trains, un sol pour accéder au parvis, à l’étage une dalle reliant les équipements du centre-ville et une voie bus en site propre. En effet, l’un des principes porté par les concepteurs de la ville nouvelle était une trame urbaine séparant les flux. Les voitures sont au niveau 0, les piétons au niveau +1. Faisant partie de la première phase d’urbanisation, la gare s’inscrit dans ce courant fonctionnaliste. Cette architecture permet l’articulation entre les niveaux.
À écouter > [La gare racontée par ses usagers]
Les usagers de la gare ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Enregistrement à la gare ©CAUE de l'Essonne
Une centralité dans la ville
Il y a du passage par la gare d’Évry et pas seulement pour les voyageurs du RER D ! Étudiants de l’université, travailleurs ou flâneurs la traversent et accèdent à la dalle allant jusqu’au centre commercial. Vue de l’extérieur, la forme allongée de la gare et ses prolongements en dalle piétonne s’inscrivent dans le paysage urbain. Elle est dynamique et invite au mouvement, elle est conçu pour être le cœur d’une ville moderne.
Pendant sa construction, la structure de la toiture de la gare est bien visible ©DRAC idf
Une gare qui bouge
Ouverte au public en 1975, la gare ne sera inaugurée qu’en 1977. Ce n’est d’ailleurs pas son architecte qui terminera le projet. Depuis, plusieurs campagnes de travaux ont déjà transformé le bâtiment. En 1987, la première réhabilitation créé de nouvelles liaisons entre les niveaux. En 2007, c’est l’entrée principale, la tour de l’horloge et un pôle multi-modal qui sont ajoutés. Loin d’être figée, cette architecture évolue au gré des besoins. Reconnue en 2019 par le label Architecture Contemporaine Remarquable, c’est un patrimoine bien vivant.
À écouter > [Découvrez un voyage imaginaire à la Gare d'Évry, une fiction conçue et enregistrée par les collégiens] Voyage imaginaire à Évry © Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
La gare sur une carte postale ©Archives départementales de l’Essonne
Un imaginaire du ferroviaire
Des extraterrestres qui visitent la gare ? La proposition originale des collégiens, révèle l’imaginaire que convoque l’architecture.
Reprenant des éléments de l’architecture ferroviaire, comme la structure en acier et des revêtements en céramique, la gare fait référence à ce patrimoine du XIXe siècle. Mais elle est aussi une architecture moderne, tournée vers le futur. Sa superstructure dégage de grands espaces libres et facilite les flux. Sa toiture qui progresse en vagues successives, et les ouvertures de larges baies vitrées, sont des éléments évoquant une esthétique du progrès dont les Villes Nouvelles étaient la traduction urbaine dans les années 1980.

Ce site est labellisé ACR depuis 2020
La gare d’Évry-Courcouronnes
©CAUE de l'Essonne
La ville nouvelle a sa gare !
Première étape de notre parcours, la gare est la porte d’entrée de la ville nouvelle d’Évry depuis Paris. Bâtiment fonctionnel, pensé pour gérer les flux, il renvoie à un imaginaire futuriste. Dans les années 1960, des politiques publiques décident de la création des Villes Nouvelles pour endiguer l’étalement urbain des grandes métropoles françaises. Au sud de Paris, ce sera Évry-Ville-Nouvelle. Elle sort de terre en quelques décennies à la place d’un vaste plateau agricole. Pour rendre accessible ce territoire, une nouvelle gare est construite, elle sera la première de toutes les villes nouvelles. Inaugurée en 1975, elle a été conçut par l’architecte Bernard Hamburger.
Dans la ville nouvelle en construction, la gare est l’un des premiers bâtiments ©Archives départementales de l’Essonne
Une gare à plusieurs étages
Les collégiens le souligne, la gare a plusieurs niveaux : un sous-sol où circulent les trains, un sol pour accéder au parvis, à l’étage une dalle reliant les équipements du centre-ville et une voie bus en site propre. En effet, l’un des principes porté par les concepteurs de la ville nouvelle était une trame urbaine séparant les flux. Les voitures sont au niveau 0, les piétons au niveau +1. Faisant partie de la première phase d’urbanisation, la gare s’inscrit dans ce courant fonctionnaliste. Cette architecture permet l’articulation entre les niveaux.
À écouter > [La gare racontée par ses usagers]
Les usagers de la gare ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Enregistrement à la gare ©CAUE de l'Essonne
Une centralité dans la ville
Il y a du passage par la gare d’Évry et pas seulement pour les voyageurs du RER D ! Étudiants de l’université, travailleurs ou flâneurs la traversent et accèdent à la dalle allant jusqu’au centre commercial. Vue de l’extérieur, la forme allongée de la gare et ses prolongements en dalle piétonne s’inscrivent dans le paysage urbain. Elle est dynamique et invite au mouvement, elle est conçu pour être le cœur d’une ville moderne.
Pendant sa construction, la structure de la toiture de la gare est bien visible ©DRAC idf
Une gare qui bouge
Ouverte au public en 1975, la gare ne sera inaugurée qu’en 1977. Ce n’est d’ailleurs pas son architecte qui terminera le projet. Depuis, plusieurs campagnes de travaux ont déjà transformé le bâtiment. En 1987, la première réhabilitation créé de nouvelles liaisons entre les niveaux. En 2007, c’est l’entrée principale, la tour de l’horloge et un pôle multi-modal qui sont ajoutés. Loin d’être figée, cette architecture évolue au gré des besoins. Reconnue en 2019 par le label Architecture Contemporaine Remarquable, c’est un patrimoine bien vivant.
À écouter > [Découvrez un voyage imaginaire à la Gare d'Évry, une fiction conçue et enregistrée par les collégiens] Voyage imaginaire à Évry © Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
La gare sur une carte postale ©Archives départementales de l’Essonne
Un imaginaire du ferroviaire
Des extraterrestres qui visitent la gare ? La proposition originale des collégiens, révèle l’imaginaire que convoque l’architecture.
Reprenant des éléments de l’architecture ferroviaire, comme la structure en acier et des revêtements en céramique, la gare fait référence à ce patrimoine du XIXe siècle. Mais elle est aussi une architecture moderne, tournée vers le futur. Sa superstructure dégage de grands espaces libres et facilite les flux. Sa toiture qui progresse en vagues successives, et les ouvertures de larges baies vitrées, sont des éléments évoquant une esthétique du progrès dont les Villes Nouvelles étaient la traduction urbaine dans les années 1980.

Ce site est labellisé ACR depuis 2020
Logement Rochefort et Cluseret, les maisons mitoyennes
©CAUE de l'Essonne
Rue Henri Rochefort, deux bandes de maisons
De part et d’autre de la rue Henri Rochefort, l’architecte Jean-Pierre Watel a conçu un ensemble de logements en brique. La volumétrie simple se caractérise par deux faces : côté pile l’accès piéton aux maisons, une porte d’entrée et des fenêtres. Côté face, l’accès automobile à des parkings semi-enterrés, surplombés par les terrasses privatives des logements. Ces dernières mettent à distance le cœur du foyer de la rue et assurent l’intimité des habitants. Elles ressemblent, selon les collégiens, au pont d’un paquebot.
Les logements récemment livrés, la végétation n’a pas encore poussée ©Archives départementales de l’Essonne
Des maisons mitoyennes
Au tournant des années 1980, les architectes réfléchissent au logement collectif en plaçant au coeur la cellule familiale. Jean-Pierre Watel, propose une typologie de maisons mitoyennes, accolées les unes aux autres. Livrée en 1982, cette architecture combine les avantages du logement individuel - un accès indépendant pour chacun, des espaces permettant l’appropriation (comme les terrasses) – et du collectif, un voisinage proche pour favoriser la vie sociale, des espaces communs comme le jardin de la copropriété.
À écouter > [Dominique,habitante de la rue Rochefort, nous raconte sa maison] Visite guidée chez Dominique ©Radio Activité
Le parking semi enterré est surplombé par les terrasses privatives ©Archives Départementales de l’Essonne
Le lien à la rue, traiter l’intimité
Alors que dans le centre-ville des dalles et passerelles permettent d’accéder aux logements, ce quartier renoue avec la forme urbaine de la rue traditionnelle : une circulation partagée entre les voitures et les piétons, et des rez-de-chaussées habités. Cela implique une attention particulière pour préserver l’intimité des habitants qui est très soignée dans ces logements. Côté numéros pairs, des terrasses et leurs bacs plantés mettent à distance les pièces de vie. Côté impairs, le plan des logements place les espaces servants (cuisine, cagibi) proche de la rue, les pièces de vie s’ouvrent sur des terrasses donnant sur le parc.
La colorimétrie soignée des maisons de la rue Rochefort ©Archives Départementales de l’Essonne
Les détails pour rendre chaque maison individuelle, alignement des menuiseries, modénatures de briques ©Archives Départementales de l’Essonne
Des détails à noter
Vous l’aurez remarqué, ces logements sont d’une typologie hybride, entre le collectif et l’individuel, ils amènent une réflexion sur l’architecture domestique. Les choix de matériaux et des détails de mise en œuvre appuient ce principe. La brique rappelle l’architecture ouvrière. Elle est associée à une trame de menuiseries non alignées favorisant la distinction entre logements. L’emploi de la couleur est aussi un moyen pour éviter la monotonie et personnaliser chaque logement. Notez la bichromie des menuiseries : le châssis fixe des fenêtres est d’une teinte, alors que l’ouvrant est d’une autre. Ce dispositif rare est particulièrement original.
À écouter > [Découvrez les difficultés de voisinage, une fiction imaginée par les collégiens] Le voisinage, enjeu de création ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Les maisons de la rue Henri Rochefort, un cadre apaisant ©CAUE de l’Essonne
Vivre en copropriété
Nuisance entre voisins, comment vivre ensemble ?
La conception de cet ensemble de 34 maisons en accession à la propriété visait à offrir un cadre pour l’intimité familiale autant que favoriser le vivre ensemble. Il s’agissait de thèmes chers à l’architecte dans son travail depuis les années 1970. Aujourd’hui, l’ensemble de la rue Rochefort est structuré en Association Syndicale Libre permettant à ses habitants de gérer ensemble les sujets du quotidien. Les habitants doivent désormais poursuivre les échanges pour maintenir la qualité et l’uniformité architecturale reconnut par le label ACR en 2019, tout en répondant aux enjeux contemporains notamment climatiques.

Ce site est labellisé ACR depuis 2020
Logements Square Moreau
©CAUE de l’Essonne
Le square, une typologie architecturale introvertie
Depuis la rue Henri Rochefort, deux groupes de 5 maisons en brique entourent une arche en béton, celle-ci marque l’accès à cette copropriété de 20 maisons. Vous entrez dans le square Moreau et découvrez ensuite une bande de 10 maisons bordant le parc. Tournée vers l’intérieur de la cour, la volumétrie de ces maisons fabrique une typologie urbaine dite introvertie. Celle-ci s’inscrit dans les expérimentations architecturales menées dans le quartier des Épinettes sur l’habitat groupé, entre logement individuel et collectif.
À écouter > [Marie-Odile habitante du square Moreau, nous fait découvrir sa maison] Marie-Odile nous accueille ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Marie-Odile nous accueille ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Habiter au square Moreau, une vie de quartier
À la livraison de ces 20 maisons en 1982, la construction de la Ville Nouvelle d’Évry est déjà dans sa deuxième phase. Contrairement au quartier des Pyramides, construit sur dalle, l’architecte Jean-Michel Charuet propose ici une continuité de sol qui relie la cour intérieur à la rue et au parc des Coquibus. Le revêtement des sols est intéressant à noter parce qu’il illustre le passage du public à l’intime. On observe la rue en enrobé (public), la cour en pavés permettant une rencontre entre habitants (collectif) jusqu’à la porte du logement où les accès sont entretenus et personnalisés par chacun.
3 typologies de maisons ©Archives départementales de l’Essonne
Trois types de maisons composent cet ensemble, leurs surfaces varient de 125 à 152m2, elles comprennent 5 à 6 pièces réparties sur 2 à 3 niveaux. Au centre de logement, un puit de lumière éclaire zénithalement la distribution. Des demi-niveaux assurent la séparation entre les espaces, permettant une vie familiale confortable où enfants et adultes ont chacun leurs espaces. Le salon et la salle manger, centre de ce cocon familiale, sont prolongés par une terrasse, à 1,20m du sol naturel, évitant ainsi les vis à vis avec les passants.
À écouter > [Découvrez une étonnante rencontre, une fiction imaginée par les collégiens] Étonnante rencontre au Square Moreau ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Des saillies en façade ©CAUE de l’Essonne
Des matériaux qui ont leur importance
Une salle de bain qui s’envole ?
Ils sont étonnants ces volumes en sailli apposés sur certaines façades. Revêtus d’un bardage bois, se sont les salles de bains des plus grandes maisons, attenantes à la chambre parentale. Elles pourraient rappeler les extensions que l’on rencontre dans l’architecture vernaculaire, autrement dit l’architecture sans architecte. Le choix des matériaux, comme la brique des façades, les volets en bois sombre, rappellent aussi une architecture populaire, peu couteuse, accessible à tous, s’inscrivant dans une approche sociale du logement.

Ce site est labellisé ACR depuis 2020
Les Glycines, la Villa Charles Delescluze
©CAUE de l’Essonne
Ornement et fantaisie
En 1982, l’architecte Alain Sarfati livre cette opération de logements collectifs sur laquelle semble souffler un vent de fantaisie. L’ornementation pittoresque accroche l’œil , on observe des garde-corps métalliques ondulés, des ombrelles en verre, une variété des matériaux(brique, enduit, verre, métal)et de couleurs(bleu, rose, beige) . Un ensemble de détails disparates (volets, portail de jardins, sous-face des balcons) participent à créer un effet de trompe-l’œil, déguisant les bâtiments en maisons mitoyennes.
L’entrée vers la villa, pittoresque et monumentale ©Archives Départementales de l’Essonne
À écouter > [Porte à porte aux Glycines, partez à la rencontre des habitants] Les habitants ouvrent leurs portes ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Enregistrement chez les habitants ©CAUE de l’Essonne
Typologie architecturale
Les immeubles maisons de la villa des Glycines s’inscrivent dans les expérimentations sur les typologies d’habitat groupé menées dans le quartier des Épinettes au début des années 1980. L’opération vise à donner une échelle domestique à cet ensemble collectif. Pour cela, des volumétries complexes (notamment en toiture) rompent la monotonie. Les logements, des duplex superposés, sont desservis par des escaliers extérieurs, individualisant les accès. L’imaginaire du pavillonnaire des années 1960 est convoqué.
À écouter > [Découvrez les aventures de Charles Delescluze, une fiction imaginée par les collégiens] Les aventures de Charles Delescluze ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
Terrain de jeu ©Archives Départementales de l’Essonne
Une ville pour les enfants
L’univers joyeux et coloré que convoque l’architecture des Glycines plait particulièrement aux plus jeunes. Au-delà de sa fonctionnalité, la ville est aussi un terrain de jeux pour les enfants qui peuvent ici l’explorer en sécurité grâce à la séparation des flux, les voitures restent en sous-sol, et la venelle est piétonne. Les motifs géométriques aux sols, incitent aussi au jeu. Ils seraient à la fois une référence aux pavements de la Renaissance et aux circuits automobiles, à chacun de choisir. L’architecte mélange volontairement culture savante et populaire pour se jouer des apparences, un moyen de cultiver l’imaginaire des jeunes citoyens.

Médiathèque des Aunettes, école Georges Lapierre
©CAUE de l’Essonne
Tous à l’école !
“C’est une école conçue pour les enfants pour qu’ils se sentent mieux, comme chez eux”
Qui dit nouveau quartier, dit nouvelle école. Ici le programme propose de joindre à l’école la médiathèque. Le concours lancé en 1982 est remporté par Henri Barnoud, architecte à Étampes. Il cherche à inventer un espace à l’échelle de l’enfant. Il intègre dans sa composition une dimension domestique, rassurante : chaque classe est une petite maison. Son architecture se situe dans le courant post-moderne des années 1980.
À écouter > [Découvrez l'architecture de la médiathèque à travers ses usages !] Travailler à la médiathèque ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
La cour de l’école ©Archives départementales de l’Essonne
Un programme scolaire et culturel
Le groupe scolaire au cœur du quartier accueille aussi la médiathèque.
L’ensemble comprend à l’est une école maternelle de 6 classes, à l’ouest une école primaire de 10 classes, rattachées par la salle de restauration. Au sud, depuis l’école primaire on accède directement à la médiathèque. Elle possède aussi sa propre entrée sur le quartier. À l’époque de sa construction le programme comprend aussi deux maisons de fonction, mais elles ne sont pas intégrée au périmètre de labellisation Architecture Contemporaine Remarquable. Elles sont aujourd’hui la propriété d’un particulier.
Plan de toiture de l’école et de la médiathèque ©Archives Départementales de l’Essonne
Élévation sur les classes ©Archives Départementales de l’Essonne
Une cour à part !
L’ensemble est ouvert sur une cour de récréation. La cour de récréation des maternelles se trouve à l’est, à 80 cm au dessus de celle des élémentaires, séparées par un petit muret et des arbres. L’architecte joue avec le dénivelé et des formes rondes tracé au sol pour introduire le jeu dans la cour, lui donner une caractère unique. On observe par delà les classes la cime des arbres du parc des coquibus.
À écouter > [Course poursuite sur les toits ! Découvrez une fistion imaginée par les collégiens] Course poursuite sur les toits ©Flore de Corbier et Antoine Lalanne-Desmet de Radio Activité
L’école et sa cour ©Archives départementales de l’Essonne
Un architecture à l’échelle domestique
Un seul bâtiment mais à chaque classe sa double pente.
Depuis l’extérieur, on peut compter le nombre de classes. Chaque classe se distingue par une toiture à deux pans. Pour amplifier leur singularité, l’architecte joue avec la forme des fenêtres, parfois ronde, parfois rectangulaire. Il compose avec les formes, la matière et les couleurs ; la brique rouge, les menuiseries en bois peintes en bleu… Ces procédés donnent à l’ensemble du groupe scolaire une échelle architecturale dite de la “maison”.

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Accéder au parcours
RER
Gare RER D Évry-Courcouronnes (cours Marc Seguin)


