Réhabiter la Caserne Chalvidan
16ᵉ arrondissement








Dans le quartier d’Auteuil, au sud du 16ᵉ arrondissement de Paris, la caserne Chalvidan (ou Exelmans, d’après le boulevard qui la dessert) est un patrimoine habité et aujourd’hui bien vivant. Découvrez comment un site militaire clôt s’est ouvert au quartier en se réinventant, sans renier son héritage. Ce résultat découle d’une méthode patiente – guidée par l’exploration et l’humilité – et d’un dialogue continu entre les acteurs, les usagers et le lieu.

Ce parcours est réalisé en partenariat avec Paris Habitat, à l’occasion de la 43ᵉ édition (2026) des Journées européennes du patrimoine.
Ressources
Dossier de presse de Paris Habitat
Compte-rendu de séance plénière du 15 juin 2026 de la Commission du Vieux Paris
Les Cinq Toits, bilan et perspectives par Aurore et Plateau Urbain
Remerciements
Justin Morin, journaliste et réalisateur des pastilles sonores, ainsi que les intervenants :
• Xavier Brunnquell, architecte associé chez Brunnquell et André Architectes
• Nicolas Mouyon, directeur de la maîtrise d'ouvrage chez Paris Habitat
• Marie Degrand-Guillaud, directrice générale de l'association Aurore
• Elsa Micheau, animatrice socio-culturelle pour l'association Aurore
Aperçu du parcours
Une architecture militaire
Située au 45-47 boulevard Exelmans (16ᵉ), la parcelle appartient au quartier d'Auteuil, commune annexée à la ville de Paris en 1860. Construite entre 1907 et 1909 par Julien-Michel Morize, architecte du département de la Seine et membre de la Société centrale des architectes, cette caserne de gendarmerie est un héritage de l’architecture militaire.
Plaque de la caserne Chalvidan, 51 boulevard Exelmans (Paris, 16ᵉ) © Colette
La caserne est à la fois le lieu d'exercice du métier de gendarme et le lieu de vie des militaires et de leur famille. Cette caserne est rebaptisée après la Seconde Guerre mondiale du nom du capitaine de gendarmerie et résistant Jean Chalvidan, tué au cours de la Libération de Paris. Elle conserve depuis ce nom officiel.
Vue du portail d’entrée, carte postale du début du XXᵉ siècle.
Le bâtiment sur rue présente une façade symétrique avec un soubassement en pierre, sur lequel repose deux niveaux en brique et en pierre. Il abritait à l’origine des bureaux militaires, le bureau du maréchal des logis, les cachots et des logements aux étages.
L'architecture militaire répond avant tout à des impératifs de fonctionnalité. Guidée par le bon sens, l'efficacité et l'expérience, elle se caractérise par trois principes fondateurs : sobriété, solidité et rationalité. Chaque élément est conçu pour répondre à un besoin précis, dans une logique où la fonction détermine la forme.
Au lendemain de la guerre de 1870, le début de la IIIᵉ République marque une profonde réorganisation de l'armée française. L'instauration du service militaire obligatoire entraîne la construction d'un vaste réseau de casernes destiné à accueillir près de 200 000 conscrits. Afin d'harmoniser ces nouvelles implantations, le Comité des fortifications établit des modèles de référence, notamment à travers la circulaire du 14 juillet 1874, qui définit un plan type pour les casernes d'infanterie.
Planche d'exposition des plans de la caserne © Julien-Michel Morize, L'Architecture aux Salons, 1909
Cette démarche place la rationalité au cœur du projet architectural : les effectifs déterminent le programme fonctionnel, qui structure ensuite l'organisation spatiale des bâtiments. Héritée du modèle de l'Hôtel des Invalides, la caserne s'organise généralement autour d'une vaste cour d'exercice, véritable cœur du dispositif. L'entrée monumentale, composée d'une grille et de pavillons de garde aux proportions maîtrisées, affirme la présence de l'institution tout en préservant la lisibilité des bâtiments principaux depuis l'espace public.
Au-delà de sa fonction militaire, la caserne devient ainsi un symbole de l'État républicain. Elle exprime l'autorité, la permanence et l'ordre public à travers une architecture à la fois sobre, robuste et parfaitement maîtrisée.
Ces qualités indéniables sont préservées et mises à profit dans le projet de réhabilitation de la caserne.
Contenus additionnels

Une architecture militaire
Située au 45-47 boulevard Exelmans (16ᵉ), la parcelle appartient au quartier d'Auteuil, commune annexée à la ville de Paris en 1860. Construite entre 1907 et 1909 par Julien-Michel Morize, architecte du département de la Seine et membre de la Société centrale des architectes, cette caserne de gendarmerie est un héritage de l’architecture militaire.
Plaque de la caserne Chalvidan, 51 boulevard Exelmans (Paris, 16ᵉ) © Colette
La caserne est à la fois le lieu d'exercice du métier de gendarme et le lieu de vie des militaires et de leur famille. Cette caserne est rebaptisée après la Seconde Guerre mondiale du nom du capitaine de gendarmerie et résistant Jean Chalvidan, tué au cours de la Libération de Paris. Elle conserve depuis ce nom officiel.
Vue du portail d’entrée, carte postale du début du XXᵉ siècle.
Le bâtiment sur rue présente une façade symétrique avec un soubassement en pierre, sur lequel repose deux niveaux en brique et en pierre. Il abritait à l’origine des bureaux militaires, le bureau du maréchal des logis, les cachots et des logements aux étages.
L'architecture militaire répond avant tout à des impératifs de fonctionnalité. Guidée par le bon sens, l'efficacité et l'expérience, elle se caractérise par trois principes fondateurs : sobriété, solidité et rationalité. Chaque élément est conçu pour répondre à un besoin précis, dans une logique où la fonction détermine la forme.
Au lendemain de la guerre de 1870, le début de la IIIᵉ République marque une profonde réorganisation de l'armée française. L'instauration du service militaire obligatoire entraîne la construction d'un vaste réseau de casernes destiné à accueillir près de 200 000 conscrits. Afin d'harmoniser ces nouvelles implantations, le Comité des fortifications établit des modèles de référence, notamment à travers la circulaire du 14 juillet 1874, qui définit un plan type pour les casernes d'infanterie.
Planche d'exposition des plans de la caserne © Julien-Michel Morize, L'Architecture aux Salons, 1909
Cette démarche place la rationalité au cœur du projet architectural : les effectifs déterminent le programme fonctionnel, qui structure ensuite l'organisation spatiale des bâtiments. Héritée du modèle de l'Hôtel des Invalides, la caserne s'organise généralement autour d'une vaste cour d'exercice, véritable cœur du dispositif. L'entrée monumentale, composée d'une grille et de pavillons de garde aux proportions maîtrisées, affirme la présence de l'institution tout en préservant la lisibilité des bâtiments principaux depuis l'espace public.
Au-delà de sa fonction militaire, la caserne devient ainsi un symbole de l'État républicain. Elle exprime l'autorité, la permanence et l'ordre public à travers une architecture à la fois sobre, robuste et parfaitement maîtrisée.
Ces qualités indéniables sont préservées et mises à profit dans le projet de réhabilitation de la caserne.
Contenus additionnels

Les Cinq Toits, l'expérience de l'occupation transitoire
© Plateau Urbain
Devenue obsolète, la caserne Chalvidan est désaffectée, au même moment que celles de Reuilly (12ᵉ) et des Minimes (3ᵉ). Une première étude de faisabilité est commandée par Paris Habitat à l’agence Brunnquell & André architectes en 2016. Les gendarmes quittent définitivement les lieux en 2018.
Lorsque le Ministère de la Défense cède la parcelle à la Ville de Paris, il est fait le souhait de la transformer en un lieu vivant, ouvert et solidaire. Ces vœux vont guider le projet, confié au bailleur Paris Habitat, jusqu’à sa finalité, mais également durant une phase d’occupation transitoire.
De 2018 à 2023, le lieu a été mis à disposition de l’association Aurore par Paris Habitat, dans l’attente de sa réhabilitation © Paris Habitat
▶️ Écoutez le témoignage de Nicolas Mouyon, directeur de la maîtrise d’ouvrage chez Paris Habitat. Réalisation : Justin Morin
Des phases d’études à la réalisation, il faut plusieurs années pour mener à bien la transformation d’un tel ensemble. Plutôt que de laisser vides et inutilisés tous les espaces durant cette période, le choix est fait de l’occuper provisoirement avec des usages compatibles et réversibles. Cette occupation « intercalaire » est confiée à plusieurs structures, en s’inspirant du modèle des Grands Voisins (futur quartier Saint-Vincent-de-Paul, Paris 14ᵉ). Ce tiers-lieu portera un nom : les Cinq Toits.
Les Cinq Toits © Plateau Urbain
Les principaux acteurs
L’association Aurore investit les anciens logements de la caserne pour en faire des hébergements d’urgence, accueillant jusqu’à 350 personnes en situations de précarité ou en parcours d’exil.
Cet hébergement s’accompagne d’activités permettant leur réinsertion ainsi qu’une ouverture sur le quartier. Un restaurant solidaire (la Table du Recho), un jardin partagé et un Pôle Vélo permettent la rencontre avec les autres occupants et le public.
La Bricole, un atelier partagé souhaité par Aurore, prend place dans le « Sixième Toit », un lieu « lui-même expression de son usage », une petite construction réutilisable réalisée avec des matériaux de réemploi, dont le chantier est un moment d’apprentissage, de formation et de transmission. La maîtrise d’œuvre de ce projet est confiée à l’agence Atelier +1 et à Laurent Mouly, ingénieur.
Test de charge de La Bricole © Atelier +1
La coopérative Plateau Urbain propose aux associations et acteurs du milieu culturel, associatif et de l’économie sociale et solidaire, des espaces abordables pour leurs activités. 35 ateliers sont mis à disposition d’artisans et d’artistes.
Le collectif Yes We Camp déploie une programmation culturelle et événementielle, inclusive et solidaire, ainsi que des aménagements extérieurs (mobilier, végétalisation, signalétique). Associée aux initiatives portées par les autres occupants, cette animation permet d’ouvrir le lieu sur la ville, d’y faire venir des voisins, des passants et tous publics extérieurs. Plus de 7 000 visiteurs franchissent les portes de l’ancienne caserne.
Les Cinq Toits © Plateau Urbain
Un village dans la ville
Les différents occupants et les visiteurs se croisent et se côtoient dans la cour centrale, comme une petite place de village. L’équilibre est trouvé entre un lieu animé et propice aux rencontres, et un cocon protecteur pour les personnes en hébergement d’urgence.
Plus qu’une exploitation temporaire d’un lieu vacant, cette occupation permet d’expérimenter des usages, d’observer les circulations et les appropriations des espaces et de comprendre les besoins. L’expérience collective des Cinq Toits est une phase de préfiguration qui nourrit et influence le projet final.
Les Cinq Toits © Plateau Urbain
L’occupation temporaire prend fin en avril 2023 avec le démarrage du chantier.
🎥 Visionnez la vidéo du bilan des Cinq Toits produite par Plateau Urbain.
Contenus additionnels

Réhabi(li)ter la caserne

Plan masse du projet © Brunnquell & André Architectes
Programme
Le programme final comprend une grande mixité :
- 50 logements locatifs sociaux
- Une pension de famille (ou maison relais) de 26 logements
- Un centre d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) de 53 chambres
- Une crèche multi-accueil de 36 berceaux associée à un centre de protection maternelle et infantile (PMI)
- Des bureaux accueillant une agence de proximité de Paris Habitat, avec une salle de réunion disponible pour les habitants et riverains, le soir et le week-end
- Une conciergerie
- Un local artisanal
- Un local associatif
- Le réaménagement des espaces extérieurs
Coupe en perspective du bâtiment de l'horloge © Brunnquell & André Architectes
▶️ Écoutez le témoignage de Xavier Brunnquell, architecte associé de l’agence Brunnquell & André Architectes. Réalisation : Justin Morin
La majeure partie vient occuper les volumes existants de la caserne militaire. Les rares ajouts viennent se nicher discrètement dans les interstices sans altérer la lecture et les porosités de l’architecture existante.
La qualité constructive de la caserne permet de conserver en très grande partie sa structure et son aspect extérieur :
- Les planchers et les linteaux en structure métallique ;
- Les façades arborant pierre de taille, meulière et briques ;
- Les toitures avec des débords.
Seuls 5,5% des espaces préexistants ont été démolis au cours du projet de transformation de la caserne.
Pour améliorer les performances énergétiques du bâti sans le dénaturer, une couche de 15 cm d’isolant a été appliquée à l’intérieur. Quant aux façades, elles ont simplement été nettoyées pour révéler les teintes claire et chaude de la caserne.
Vue depuis le porche d'entrée © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Les espaces libres sont préservées comme autant de séquences et de circulations, qui offrent aux occupants des situations de rencontres et des atmosphères diversifiées. Ce traitement découle en partie des observations menées durant l’occupation transitoire. Ainsi, il n’y a pas de cul-de-sac.
Dans un quartier en déficit de logements sociaux, le projet de Paris Habitat contribue à rééquilibrer la balance.
Réemploi
Un inventaire précis est mené pour rendre compte des qualités existantes et des ressources disponibles pour un usage de réemploi in situ. Tout ce qui dispose d’un potentiel est ainsi méticuleusement trié, comptabilisé et analysé : tomettes, parquets, balustrades d’escalier, radiateurs en fonte, équipements sanitaires…
Les tomettes de réemploi © Brunnquell & André architectes
Provenant d’un autre immeuble de Paris Habitat, 300 portes en bois ont été transformées en armoires, en placards, en cloisons ou en jardinières.
Inventaire des portes existantes pour réemploi © Brunnquell & André architectes
Informations sur le projet
Maître d’ouvrage : Paris Habitat
Maîtrise d’œuvre : Brunnquell & André Architectes (architectes mandataires), Atelier Bow-Wow (architectes associés), Mélanie Drevet (paysagiste), Alterea (bureau d’études techniques fluides), En vertu des possibles (bureau d’études techniques structure), VPEAS (économiste)
Entreprise générale : GENERE
Gestionnaires : Paris Habitat, Aurore, Direction des familles et de la petite enfance de la Ville de Paris, NCG SAS
Surface totale : 6 646 m²
Montant des travaux : 15,5 M€ HT
Livraison : Février 2026
Le projet a été récompensé en 2025 par le Prix d’architectures 10+1 de la revue d’a.
Contenus additionnels

Le centre d’hébergement et de réinsertion sociale
L'aile du CHRS © Frédéric Achdou
Après l'expérience des Cinq Toits, l'activité d'hébergement et d'accompagnement d'Aurore est pérennisée dans l'enceinte de l'ancienne caserne. Dans le programme final, l'association gère deux centres : une pension de famille et un centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS).
Conçu pour l’accueil de personnes en situation précaire, avec de faibles ressources, à la rue ou isolées, le CHRS occupe l’aile nord-ouest de l’ancienne caserne avec 53 lits. Il offre un hébergement d’urgence, temporaire, et un accompagnement vers la réinsertion des personnes accueillies, avec pour objectif un retour à l’autonomie dans l’accès au logement, aux soins et à l’emploi. Les personnes y bénéficient d’un soutien individualisé.
Localisation du CHRS
Un ascenseur est installé et des couloirs relient les deux côtés du bâtiment. Les combles sont aménagés pour accueillir des chambres supplémentaires.
Au rez-de-chaussée se trouvent les espaces communs, comme la cuisine qui communique directement avec le potager aménagé à l’arrière.
▶️ Écoutez les témoignages de Marie Degrand-Guillaud et Elsa Micheau, respectivement directrice générale et animatrice de l’association Aurore. Réalisation : Justin Morin
Façade sur jardin de la pension de famille © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Contenus additionnels

La pension de famille
La pension de famille (au fond) depuis l'entrée de la cour © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Deuxième ensemble géré par l’association Aurore sur le site, ce centre occupe le bâtiment des années 1980 qui a remplacé le pavillon du capitaine. Il regroupe 26 studios pour loger des personnes – essentiellement des jeunes – en situation de précarité.
Localisation de la pension de famille
À contrario du CHRS, il s’agit de logements durables et autonomes, permettant à celles et ceux qui y vivent de retrouver une stabilité et de tisser un lien social. C’est un chez-soi plus intimiste, associé à des espaces collectifs et à un accompagnement léger.
Contenus additionnels

Le jardin des grands arbres
Le jardin des grands arbres © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Véritable havre de paix, le jardin des grands arbres est aussi un lieu où trouver un peu de fraîcheur l’été. Le sol souple et doux amortit et étouffe les pas. L’atmosphère y est apaisée.
Localisation du jardin
Le jardin des grands arbres © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Les résidents des centres d’hébergement peuvent s’y retrouver au calme au milieu des arbres, ou prendre un café sur la coursive en platelage de bois qui longe la façade. Les bancs ont été réalisés par les occupants.
Contenus additionnels

Le local associatif
Le pavillon des douches © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Ce discret petit pavillon en retrait – qui jouxte les anciennes écuries et le potager – abritait auparavant les bains et douches. C'est aujourd'hui un local d’accueil pour des activités associatives avec sa propre placette.
Localisation du local associatif
Quand on observe le bâtiment de l’horloge depuis ce côté, on peut remarquer les ventelles en partie haute de sa façade. Elles permettaient auparavant de protéger et de ventiler le fourrage stocké en hauteur pour les chevaux. Aujourd’hui cet habillage apporte de l’intimité au centre de PMI et à la crèche qui occupent à présent le bâtiment.
Détail des ventelles © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Contenus additionnels

La crèche et le centre de PMI
Le bâtiment de l'horloge © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Avec son beffroi et son horloge, cet édifice plus bas que ses voisins attire immédiatement le regard.
Détail de l'horloge © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Des chevaux aux véhicules motorisés des gendarmes, il a occupé un même rôle tout au long de sa « carrière militaire ». Mais ces anciennes écuries accueillent aujourd’hui une crèche et un centre de Protection maternelle et infantile (PMI) de la Ville de Paris.
Localisation de la crèche et du centre PMI
Espaces de la crèche à l'étage, derrière les ventelles © Tilt and Shoot
La crèche © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Plutôt que d’empiéter sur la cour centrale et d’y dresser des parois, la cour extérieure de la crèche est aménagée au-dessus de la petite extension réalisée à l’articulation des deux bâtiments existants. Un petit jardin de pleine terre est également réservé aux enfants, niché dans le creux entre l'ancien et le nouveau bâtiment.
La cour extérieure à l'étage © Tilt and Shoot
Contenus additionnels

La cour
La cour © CAUE de Paris / JB Vicquelin
L'ancienne place d'armes de la caserne est entièrement rénovée et en partie végétalisée. Les pavés remplacent l’enrobé bitumineux et des espaces désimperméabilisés et plantés apportent ombre et fraîcheur, là où ce n’était qu’un parking.
Le parking avant les travaux © Brunnquell & André architectes
La circulation des engins des pompiers contraignent malgré tout à maintenir une certaine surface carrossable et minérale.
Espaces végétalisés dans la cour © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Longeant les deux édifices latéraux, des noues paysagères bénéficient du ruissellement des eaux pluviales pour infiltrer l’eau dans le sol et faire croître la végétation.
Noues paysagères aux pieds des façades © CAUE de Paris / JB Vicquelin
L’ancienne place d’armes est aujourd’hui une cour intérieure apaisée et accueillante, où il est possible de s’asseoir et de prendre le temps.
Contenus additionnels

Les logements sociaux
La cour et l'aile sud-est © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Au nombre de 50, les logements locatifs sociaux occupent les bâtiments 1 et 6. Pour adapter les nouveaux logements à l’existant, 27 typologies différentes sont dessinées par les architectes, allant du studio jusqu’au T5.
Localisation des logements locatifs sociaux
Le porche d'entrée depuis la cour © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Extension vue depuis le boulevard Exelmans © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Visible depuis la rue, une petite extension scintillante se faufile entre la façade du « château urbain » et son voisin pour dégager un peu plus de surface aux logements contigus.
Elle offre en outre aux locataires la possibilité d’un accès « en coulisse » par le numéro 45 du boulevard d’Exelmans, plus discret que la porte principale de la caserne. Cette entrée mène directement aux locaux vélo.
Extension le cœur d'îlot © CAUE de Paris / JB Vicquelin
Tous les appartements sont traversants et permettent ainsi une double exposition et une ventilation naturelle.
Séjour et cuisine d'un logement © Frédéric Achdou
Des tommettes hexagonales ont été descendues des combles existants pour revêtir le sol des cuisines. On peut voir sur ces photographies de l'intérieur des logements le réemploi des portes et des tomettes.
La cuisine d'un logement avec les tomettes de réemploi © Frédéric Achdou
Contenus additionnels

Accéder au parcours
Bus
Exelmans (ligne 88)
Vélib'
Station n°16040 (Exelmans - Michel-Ange)
Métro
Exelmans (ligne 9)


