À la découverte de l'écoquartier Fréquel-Fontarabie
20ᵉ arrondissement
Partez en balade dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, au cœur du quartier de la Réunion, pour découvrir l’écoquartier Fréquel-Fontarabie.
Entrepris entre 2009 et 2013, ce projet de renouvellement urbain a transformé ce secteur en alliant réhabilitation de bâtiments existants et constructions neuves. Entre immeubles écologiques, espaces verts et équipements de proximité, cette promenade vous plonge dans l’histoire d’un quartier populaire réaménagé en quartier durable.
Aperçu du parcours
Quartier de la Réunion et naissance de l'écoquartier
Plan des anciennes enceintes de Paris (1180-1845), estampe de 1937 © Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Le quartier de Charonne
Le quartier de Charonne, aujourd’hui situé dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, était autrefois un village rural entouré de vignes, de moulins et de terres agricoles. Jusqu’au XIXᵉ siècle, il conserve un caractère campagnard organisé autour de son église et de petites habitations. Ce quartier était composé de deux faubourgs, autrefois séparés par le mur des Fermiers généraux. Alors extérieur au Paris intra-muros de l'époque, ce quartier était un village attaché à la ville.
Le premier, le Grand Charonne, qui s'étendait jusqu'à l'actuel cimetière du Père-Lachaise, est encore reconnaissable avec son église Saint-Germain et la perspective de la rue Saint-Blaise. Le Petit Charonne quant à lui, était un lieu de rencontres pour les Parisiennes et Parisiens désireux de s’extraire un peu de la ville et profiter des guinguettes.
La perspective de la rue Saint-Blaise sur l'église Saint-Germain aujourd'hui © CAUE de Paris
La Ville de Paris décide en 1846 de réunir le Grand Charonne et le Petit Charonne. Ainsi est né le quartier de la Réunion, situé entre le cimetière du Père-Lachaise, la rue des Pyrénées, la rue d’Avron et le boulevard de Charonne. En 1860, ce quartier est officiellement annexé à la ville de Paris, et devient une partie majeure du 20ᵉ arrondissement. Le quartier se transforme progressivement avec l’arrivée des usines et d’une population ouvrière, faisant disparaître peu à peu son paysage rural.
Le quartier de Charonne, devenu une majeure partie du 20ᵉ arrondissement actuel © Géoportail
Le quartier de la Réunion
Le quartier de la Réunion, dans lequel se trouve aujourd'hui l’écoquartier Fréquel-Fontarabie, est à sa création investi par des promoteurs privés attirés par des terrains moins chers que dans le Paris ancien. Ils y construisent des immeubles souvent de petite taille et de qualité variable, pour des ouvriers et des artisans.
Dans les années 1980, le quartier est le théâtre de luttes sociales liées au mal-logement. Après plusieurs incendies meurtriers dans des hôtels meublés, le Comité des mal logés voit le jour. Cette mobilisation conduit à la création de l'association Droit au logement (DAL) en 1990, marquant un tournant dans la lutte pour le droit au logement en France.
Plus spécifiquement, le projet de l’écoquartier Fréquel-Fontarabie débute en 2003 avec la désignation de la SIEMP (Société Immobilière d'Économie Mixte de la Ville de Paris) comme aménageur. Cet îlot d'un hectare était composé de bâtiments insalubres et de friches artisanales. L’objectif principal du projet est d'éradiquer l'habitat insalubre et de créer un quartier exemplaire en matière de développement durable avec pour axes de réflexion :
- La maîtrise des impacts environnementaux : réduction des consommations d'énergie et d'eau, gestion des déchets, intégration de la biodiversité ;
- La réduction des coûts de fonctionnement : optimisation des performances énergétiques des bâtiments ;
- La qualité de l'environnement intérieur : garantie d'un cadre de vie sain et confortable pour les habitants ;
- La solidarité sociale et citoyenne : promotion de la mixité sociale et de la participation des habitants.
Le quartier a obtenu le label national « écoquartier » du ministère de l'Égalité des territoires et du logement en 2013.
Quartier de la Réunion et naissance de l'écoquartier
Plan des anciennes enceintes de Paris (1180-1845), estampe de 1937 © Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
Le quartier de Charonne
Le quartier de Charonne, aujourd’hui situé dans le 20ᵉ arrondissement de Paris, était autrefois un village rural entouré de vignes, de moulins et de terres agricoles. Jusqu’au XIXᵉ siècle, il conserve un caractère campagnard organisé autour de son église et de petites habitations. Ce quartier était composé de deux faubourgs, autrefois séparés par le mur des Fermiers généraux. Alors extérieur au Paris intra-muros de l'époque, ce quartier était un village attaché à la ville.
Le premier, le Grand Charonne, qui s'étendait jusqu'à l'actuel cimetière du Père-Lachaise, est encore reconnaissable avec son église Saint-Germain et la perspective de la rue Saint-Blaise. Le Petit Charonne quant à lui, était un lieu de rencontres pour les Parisiennes et Parisiens désireux de s’extraire un peu de la ville et profiter des guinguettes.
La perspective de la rue Saint-Blaise sur l'église Saint-Germain aujourd'hui © CAUE de Paris
La Ville de Paris décide en 1846 de réunir le Grand Charonne et le Petit Charonne. Ainsi est né le quartier de la Réunion, situé entre le cimetière du Père-Lachaise, la rue des Pyrénées, la rue d’Avron et le boulevard de Charonne. En 1860, ce quartier est officiellement annexé à la ville de Paris, et devient une partie majeure du 20ᵉ arrondissement. Le quartier se transforme progressivement avec l’arrivée des usines et d’une population ouvrière, faisant disparaître peu à peu son paysage rural.
Le quartier de Charonne, devenu une majeure partie du 20ᵉ arrondissement actuel © Géoportail
Le quartier de la Réunion
Le quartier de la Réunion, dans lequel se trouve aujourd'hui l’écoquartier Fréquel-Fontarabie, est à sa création investi par des promoteurs privés attirés par des terrains moins chers que dans le Paris ancien. Ils y construisent des immeubles souvent de petite taille et de qualité variable, pour des ouvriers et des artisans.
Dans les années 1980, le quartier est le théâtre de luttes sociales liées au mal-logement. Après plusieurs incendies meurtriers dans des hôtels meublés, le Comité des mal logés voit le jour. Cette mobilisation conduit à la création de l'association Droit au logement (DAL) en 1990, marquant un tournant dans la lutte pour le droit au logement en France.
Plus spécifiquement, le projet de l’écoquartier Fréquel-Fontarabie débute en 2003 avec la désignation de la SIEMP (Société Immobilière d'Économie Mixte de la Ville de Paris) comme aménageur. Cet îlot d'un hectare était composé de bâtiments insalubres et de friches artisanales. L’objectif principal du projet est d'éradiquer l'habitat insalubre et de créer un quartier exemplaire en matière de développement durable avec pour axes de réflexion :
- La maîtrise des impacts environnementaux : réduction des consommations d'énergie et d'eau, gestion des déchets, intégration de la biodiversité ;
- La réduction des coûts de fonctionnement : optimisation des performances énergétiques des bâtiments ;
- La qualité de l'environnement intérieur : garantie d'un cadre de vie sain et confortable pour les habitants ;
- La solidarité sociale et citoyenne : promotion de la mixité sociale et de la participation des habitants.
Le quartier a obtenu le label national « écoquartier » du ministère de l'Égalité des territoires et du logement en 2013.
Bâtiments du passage Fréquel
Immeubles du n°3 au n°7 passage Fréquel © CAUE de Paris
Le passage Fréquel porte son nom officiel depuis 1858, du nom de son ancien propriétaire, qui avait été le premier à ouvrir la voie et créer un lotissement.
Le matériau principal utilisé pour construire ces bâtiments est le bois. Réputé comme étant le matériau écologique par excellence, il est souvent utilisé dans les constructions contemporaines et durables.
Larousse pour tous (1909) : BOIS (Wood grain, 02) © Larousse
Il existe une multitude d’essences de bois. Selon les propriétés de chacune, sa solidité, son apparence ou sa taille, le bois peut être employé de différentes manières. On le retrouve en structure poteaux-poutres, en panneaux préfabriqués, en revêtement de façade ou de sol... Toutes ses possibilités de mise en œuvre font la richesse de ce matériau et son intérêt.
Les constructions bois sont notamment reconnues pour leurs performances thermiques. Pourtant, le bois n’est pas un isolant thermique en soi ! Si le bois est en effet entre 10 et 15 fois plus isolant que les matériaux maçonnés comme la pierre, la brique ou le béton, il est également entre 3 et 7 fois plus conducteur que les vrais isolants.
L’exemplarité des constructions bois s’explique avant tout dans sa mise en œuvre : avec un emploi raisonné et une bonne association des matériaux, il est possible d’améliorer le confort thermique des bâtiments et d’amoindrir leur consommation énergétique.
Le cycle de vie du matériau bois © CAUE de Paris
Le bois est un matériau faible en énergie grise (énergie consommée lors du cycle de vie du matériau : extraction, transformation, fabrication, production, transport, mise en œuvre, entretien, recyclage). À l’inverse du béton ou de l’acier, il nécessite peu d’énergie pour sa transformation, ce qui réduit considérablement son impact écologique à la fabrication. Le bois est relativement simple à mettre en œuvre, il se coupe, se façonne et s'assemble facilement.
Recyclable et biodégradable, le bois peut être réutilisé ou composté. S’il est jeté, il se dégrade naturellement sans polluer, à condition qu'il n'ait pas reçu de traitement chimique ou ait été en contact avec de la colle polluante.
Pour répondre au quiz, observez bien la photo de cet autre matériau écologique présent à la même adresse.
© CAUE de Paris
Contenus additionnels

Composteurs du passage Fréquel
Bacs composteurs © CAUE de Paris
Qu’est-ce qu’un déchet ? Un déchet est un objet indésirable ou devenu inutile, que l’on met à la poubelle. Grâce au tri, une partie de ces déchets peut être recyclée, réemployée ou valorisée.
Le principe du bac composteur © CAUE de Paris
Les déchets alimentaires, comme des restes de repas ou des végétaux (épluchures de fruits et légumes, marc de café, coquilles d’œufs, feuilles mortes…), sont appelés déchets organiques ou biodéchets. Ces déchets, ainsi que le carton ou l’herbe tondue peuvent aller dans le bac composteur. Les micro-organismes (champignons, bactéries) et les petits insectes (comme les vers de terre) décomposent les déchets petit à petit. Avec un peu d’air et d’humidité, tout cela se transforme en compost, une sorte de terre noire très riche. Ce compost obtenu est un très bon engrais naturel pour les potagers ou les fleurs, et évite d'utiliser des engrais chimiques.
Les étapes de transformation du bac composteur © CAUE de Paris
Pour bien transformer les déchets organiques en compost, on utilise souvent 3 bacs différents, chacun avec un rôle précis. Ce système permet d’organiser le compostage en étapes, un peu comme une petite chaîne de fabrication naturelle !
Bac 1 : Le bac de dépôt (ou bac d’apport)

On y met les déchets frais, comme les épluchures, le marc de café, les fleurs fanées, les coquilles d’œufs… On y ajoute un peu de matière sèche du bac 2 pour équilibrer l’humidité. Ce bac est en activité, on y dépose régulièrement de nouveaux déchets.
Bac 2 : Le bac de matière sèche

On y met des éléments qui ne viennent pas de la nourriture, mais qui sont très importants pour le compostage (feuilles mortes, petits morceaux de carton, paille, copeaux de bois, branches découpées…). Ces matières permettent d’équilibrer l’humidité des déchets et d'aider le processus de décomposition.
Bac 3 : Le bac de maturation

Quand le bac 1 est plein, on laisse reposer le mélange dans le bac 3. Les déchets ne sont plus mélangés, ils commencent à se transformer en compost grâce à l’action des insectes, bactéries et champignons.
À la rentrée 2021, on compte plus de 300 écoles primaires et maternelles parisiennes équipées d’un composteur partagé. Les déchets proviennent des restes de préparations des repas de la cantine, des restes de déjeuners ou de goûters. Les élèves et adultes sont également invités à ramener les déchets de leur maison. Au-delà des composts collectifs, il est aussi possible d’aménager son propre composteur individuel chez soi !
Contenus additionnels

Tri sélectif dans le jardin Vitaly
Poubelles de tri sélectif dans le jardin de Vitaly © CAUE de Paris
Les déchets qui ne vont pas au compost sont dispatchés dans d’autres poubelles plus adaptées. À Paris, on distingue trois types de poubelles : la poubelle jaune pour les déchets recyclables (plastique, papier, carton, aluminium), la poubelle verte ou grise pour tous les autres déchets non-recyclables (tout venant), et enfin la poubelle de verre.
Le tri sélectif © CAUE de Paris
Que ce soit chez soi ou dans la rue, il est important de veiller individuellement comme collectivement au tri sélectif afin d’assurer le recyclage des déchets et de limiter la perte de matières réutilisables.
Les déchets déposés dans la poubelle jaune sont rassemblés et acheminés vers l'usine de tri. Ils sont séparés par types, puis compactés et lavés (sauf pour le verre qui est seulement lavé puis concassé). Ces déchets sont ensuite recyclés, c'est-à-dire réutilisés pour fabriquer de nouveaux objets.
Le recyclage des déchets papiers
Le recyclage des déchets papiers © CAUE de Paris
Le recyclage des déchets en papier permet la fabrication de nouvelles feuilles, serviettes en papier, essuie-tout, enveloppes... Après un long trempage dans des cuves, les morceaux sont transformés en pâte à papier pour la fabrication des feuilles. Il faut compter environ 1,2 tonne de papier usager pour fabriquer 1 tonne de papier recyclé.
Le recyclage des déchets plastiques
Le recyclage des déchets plastiques © CAUE de Paris
Les déchets en plastique sont triés selon leur nature. Après avoir été broyés et transformés en granulés, ils sont fondus pour fabriquer de nouveaux produits (jouets, mobilier de jardin, textiles, pièces d’appareils électroménagers, etc.). Il faut en moyenne 15 bouteilles en plastique recyclées pour créer 1 pull en polaire.
Le recyclage de l'aluminium
Le recyclage de l'aluminium © CAUE de Paris
L’aluminium recyclé permet d’obtenir des canettes, du papier d’emballage ou des pièces automobiles. Avec 8 boîtes de conserves recyclées, il est possible de fabriquer 1 casserole.
Le recyclage des déchets en verre est infini ! Il permet la fabrication de contenants (bouteilles, pots, verres, matériaux isolants de fibre de verre). Après un chauffage dans un four à 1500 °C, le verre fondu est moulé, soufflé puis cuit pour donner vie à de nouveaux objets.
Contenus additionnels

Sols perméables du jardin Vitaly
Le jardin Vitaly © CAUE de Paris
Ce jardin n’a pas toujours existé. Avant les travaux de construction de l’écoquartier en 2009, il y avait à cet endroit un terrain de jeux pour enfants.
Les sols perméables et non perméables © CAUE de Paris
Aujourd’hui, le jardin de Vitaly présente de nombreux types de revêtements de sols. Certains sols absorbent l’eau comme une éponge : on dit alors qu’ils sont perméables. Ces sols ont un triple avantage : ils permettent à l'eau de s'infiltrer dans la terre, aux plantes de pousser et à l'air de se rafraîchir.
La terre du jardin Vitaly, sol perméable © CAUE de Paris
Au contraire, d’autres sols ne permettent pas à l’eau de s’infiltrer : ce sont des matériaux non perméables. Les sols non perméables emmagasinent la chaleur et ne laissent pas passer l'eau. Ils sont donc à réduire, notamment en cas de canicule ou de fortes pluies.
Sur la photo ci-dessous, on distingue deux types de matériaux : à gauche des pavés à joints ciments et à droite des planches de bois. Si le chemin pavé ne permet absolument pas d'infiltrer l'eau dans le sol, l'autre matériau laisse circuler librement l'eau de pluie entre ses lattes de bois. Cette mise en place pratique et raisonnée assure la bonne absorption des eaux pluviales au niveau du sol.
Chemin en bois et chemin pavé du jardin Vitaly © CAUE de Paris
Pour répondre aux enjeux du climat, Paris redéfinit ses règles d'urbanisme à travers un PLU (Plan Local d'Urbanisme) bioclimatique qui est entré en vigueur au début de l'année 2025. Ce document définit les grandes orientations d’aménagement et réglemente toutes les constructions de la ville. Il constitue un « projet de ville » pour dix à quinze ans.
Un des grands objectifs de ce PLU bioclimatique est la désimperméabilisation des sols, c'est-à-dire le remplacement de sols non perméables par des sols perméables. Le but est de réguler les dégâts lors d'événements climatiques violents (inondation ou forte pluie) en absorbant l'eau et de favoriser des sols vivants, sur lesquels peuvent pousser végétation et arbres. Ceux-ci contribuent aussi à la dépollution de l'air et à son rafraîchissement.
Pour répondre au quiz, observez bien la photo de cet autre type de revêtement de sol présent dans la suite de la promenade.
© CAUE de Paris
Contenus additionnels

Noue dans le jardin Vitaly
Noue du jardin Vitaly © CAUE de Paris
En cheminant dans le jardin, à votre gauche se trouve un petit fossé, appelé noue. Ce fossé humide permet de drainer les eaux pluviales (absorber l’excès d’eau), et de limiter la pollution des nappes phréatiques en sous-sol. L'eau qui arrive dans la noue provient des descentes d'eaux pluviales des bâtiments (tuyaux qui relient les gouttières des toitures au sol) et directement des eaux de pluie (EP).
Une noue peut être naturelle ou artificielle. Dans certains paysages naturels et grâce au relief, des noues se forment spontanément dans les sols. En ville, les noues sont principalement artificielles et créées par l'humain. Inspirées de la nature, elles contribuent à améliorer l'état des sols en milieu urbain, dans un environnement majoritairement imperméable et bétonné.
Schéma de fonctionnement d'une noue © CAUE de Paris
La noue agit comme un réservoir et un régulateur d’eau pour les sols. Si elle contribue à limiter la stagnation des eaux pluviales en surfaces, elle permet aussi de filtrer les polluants et d’assimiler progressivement l’eau dans le sol.
Les essences de plantes et arbustes favorables aux noues © CAUE de Paris
Ce fossé est aussi un abri pour la biodiversité. Pour que ce système d’absorption des eaux soit fonctionnel, de multiples essences d’arbustes sont plantées le long de la noue. Grâce à leurs racines, ces plantes assurent le bon maintien des terres. Une noue abrite de préférence des arbres et arbustes tolérant les milieux humides comme l'aulne Alnus glutinosa, le frêne Fraxinus excelsior, le saule blanc Salix alba et l'orme glabre Ulmus glabra.
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Panneaux solaires sur la place Melina-Mercouri
Immeuble au n°10 de la place Melina-Mercouri © CAUE de Paris
Sur le toit de l’immeuble gris au n°10, vous pouvez remarquer des panneaux solaires. N’hésitez pas à prendre du recul pour les apercevoir au sommet du toit !
Panneaux solaires sur le toit de l’immeuble © CAUE de Paris
Les panneaux solaires fonctionnent grâce à la lumière du soleil. Lorsqu’ils captent des rayons solaires, ils les transforment pour produire de l’électricité et de la chaleur. L’énergie produite est distribuée aux bâtiments connectés au réseau. Dans le cas d’un logement, l’électricité générée peut servir à faire fonctionner les appareils électroménagers, ou éclairer les pièces.
Cette énergie est naturelle et considérée comme inépuisable à l’échelle du temps humain, on dit que c’est une énergie renouvelable. À l’inverse d’une pile qui doit être rechargée, les énergies renouvelables sont disponibles en quasi illimité sur notre planète, ce qui en fait une ressource gratuite et abondante !
Parmi ces énergies, on retrouve notamment :

Bien que les panneaux solaires représentent une alternative aux énergies fossiles (non renouvelables) et nucléaires (enfouissements des déchets, risques d'explosions), ceux-ci ne peuvent pas encore répondre à tous nos besoins. Il faudrait bien trop de panneaux solaires pour y répondre.
Le rendement électrique des panneaux diminue avec le temps, environ 20 % de moins au bout de 20 ans et leur durée de vie moyenne est de 30 ans. Les panneaux contiennent des produits toxiques et la filière de recyclage ne permet pas encore leur traitement complet. En 2024, le taux de recyclage se situe entre 90 % et 94 % du poids d’un panneau.
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Équipements de l’écoquartier
Place Melina-Mercouri © CAUE de Paris
Les espaces publics ont été conçus pour favoriser la circulation piétonne, avec une placette centrale desservant les équipements. Mélina Mercouri était une artiste grecque mondialement célèbre, devenue ministre de la Culture et symbole de la défense, de la démocratie et de la culture. Paris a donné son nom à cette nouvelle place en 2017 pour honorer cette personnalité européenne majeure et son engagement artistique et politique.
Dans un écoquartier, l’aspect social est tout aussi important que celui écologique. L’espace public qui le façonne doit être un lieu sécurisant pour les riverains (enfants, personnes âgées, femmes...), inclusif (accueillant pour tous les publics) et apporter tous les équipements de nécessité au quartier (commerces, services et infrastructures). C’est ce qu’on appelle un quartier multifonctionnel.
Entrée du centre PMI au n°8 de la place © CAUE de Paris
À la sortie du jardin Vitaly, se trouve une PMI (protection maternelle et infantile), service de protection de la mère et de l'enfant.
Crèche au n°2 de la place © CAUE de Paris
Ce bâtiment original en métal blanc perforé accueille une crèche. En continuant vers la rue Frantz-Fanon, sur le trottoir d'en face, vous remarquerez une cour d’école derrière la grille blanche.
Rue Frantz-Fanon © CAUE de Paris - T. Ménivard
Il s’agit d'une cour d’école maternelle d'application située au n°12 rue Fontarabie. Une école d’application est un établissement scolaire primaire participant à la formation des professeurs des écoles. Les classes reçoivent ainsi des stagiaires qui seront de futurs instituteurs.
Cour de l’école d'application Fontarabie depuis la rue Frantz-Fanon © CAUE de Paris
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Immeubles vitrés de la rue des Orteaux
Immeubles aux n°17 et n°19 rue des Orteaux © CAUE de Paris
Ces immeubles vitrés, livrés en 2013, présentent une architecture bioclimatique. Ils ont été conçus pour s'adapter au mieux à leur environnement et profiter des ressources naturelles (soleil, eau de pluie, vent, etc.) disponibles.
Ces immeubles s’appuient sur les apports solaires et la ventilation naturelle pour offrir un confort thermique aux habitants, en limitant le recours aux dispositifs polluants comme le chauffage ou la climatisation.
Principe de fonctionnement d'une double peau en hiver © CAUE de Paris
Pour favoriser un chauffage naturel en hiver, les 20 logements sont implantés de façon à avoir la meilleure exposition au soleil (sud). En façade, les bâtiments sont munis d’une double peau en verre permettant de réchauffer l’air ambiant. Grâce à ses grandes baies vitrées, la double peau fonctionne comme une serre en assimilant la chaleur du soleil en façade, tel un grand manteau protecteur autour du bâtiment.
Principe de fonctionnement d'une double peau en été © CAUE de Paris
L’été, la double peau joue le rôle inverse. En laissant l’air circuler sur toute sa hauteur, la double peau permet au contraire de ventiler la façade et d’éviter une surchauffe à l’intérieur du bâtiment. Les immeubles sont également traversants (ouverts sur les deux façades de bâtiment), favorisant ainsi la circulation de l’air et l’aération naturelle des logements pour les rafraîchir en été.
L’opération bénéficie du label « Haute qualité environnementale » (HQE) et a reçu le prix architectural de l’Équerre d’argent en 2013.
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La place de la Réunion
F. Fleury et Cie, carte postale XXᵉ siècle © Paris Musées / Musée Carnavalet - Histoire de Paris
D’un rayon de 36 mètres, la place est formée en 1849 et baptisée en 1850. Le conseil municipal de Charonne y fait ériger une fontaine en 1858 pour lutter contre les fortes chaleurs estivales. Dessinée par Paul-Eugène Lequeux, elle était une copie de celle jouxtant la Comédie-Française dans le 1ᵉ arrondissement.
Vers 1910, la fontaine est remplacée par un kiosque où sont donnés des concerts. Un second kiosque en béton lui succède en 1927 et jusqu’en 1969. On y retrouve aujourd’hui une nouvelle fontaine construite dans les années 1970. De 4,2 mètres et initialement en bronze et pierre, la sculpture principale a été repeinte en jaune en 2012.
Marché de la place de la Réunion © CAUE de Paris
À la fin des années 2000, la place est entièrement refaite pour redynamiser la vie économique du quartier et y aménager un nouvel espace vert. Elle accueille un marché bi-hebdomadaire (jeudi et dimanche) autour de la fontaine centrale. Le square constitue quant à lui un espace vert favorisant l'accueil de biodiversité.
Square de la place de la Réunion © CAUE de Paris
Le square est orienté au sud, ce qui lui permet de bénéficier de la lumière du soleil tout au long de la journée.
La flore de ce square est particulière, les végétaux y sont similaires à ceux de la région méditerranéenne (pins parasols, olivier, lavande). La lavande accompagne le promeneur grâce à un aménagement linéaire qui longe l'allée de pavés à joints enherbés.
Pins parasols du square © CAUE de Paris
Olivier du square © CAUE de Paris
Lavande du square © CAUE de Paris
En plus de la flore méditerranéenne, le square accueille une espèce d'arbre originaire du sud de la Chine, le ginkgo Ginkgo biloba. Cet arbre, cultivé partout dans le monde à partir du XIXᵉ siècle, est particulièrement remarquable par son feuillage jaune vif à l'automne et ses feuilles en forme d'éventails.
Deux ginkgo du square © CAUE de Paris
Contenus additionnels

L'aire de jeux, un refuge de biodiversité ?
Aire de jeux de la place de la Réunion © CAUE de Paris
Cette aire de jeux est dotée d’installations favorisant la biodiversité, c’est-à-dire la pluralité d’espèces végétales et animales.
Descente d'eaux pluviales © CAUE de Paris
Le tuyau qui descend de la gouttière permet d'acheminer l’eau de pluie des toitures jusqu'à la zone plantée au sol pour nourrir les plantes.
Nichoir en bois de type "boîte aux lettres" © CAUE de Paris
Un nichoir est aussi installé pour accueillir et nourrir des oiseaux. À Paris, les oiseaux peuvent manquer de ressources, surtout pendant l'hiver. Des nichoirs sont donc placés dans les jardins ou les parcs pour aider les oiseaux à trouver un refuge (et de la nourriture si l'on y met des graines).
Chaque espèce d'oiseaux a ses préférences en termes de nichoirs en fonction de sa forme ou de sa taille. Le nichoir installé dans l'aire de jeux est de type "boîte aux lettres" et convient pour un grand nombre d’oiseaux.
Sol souple de l’aire de jeux © CAUE de Paris
L’aire de jeux possède tout de même quelques défauts !
Le sol de l’aire de jeux est fait de sol souple, qui est un matériau amortissant et sécurisant mais très polluant. Fait de granulats de pneu et de caoutchouc, ces sols dégagent une forte odeur toxique pour les enfants. Pour des raisons climatiques et écologiques, d'autres sols amortissants plus naturels sont privilégiés aujourd'hui comme les copeaux de bois ou le liège.
Le jardin naturel Pierre-Emmanuel © CAUE de Paris
Dans le quartier de la Réunion, il existe d’autres espaces verts bien plus vastes et naturels encore que ceux présents sur la place de la Réunion, parmi lesquels le jardin naturel Pierre-Emmanuel ou encore le jardin Casque d’Or des Haies. Si la place de la Réunion endosse pour fonction première d’accueillir les habitants du quartier, ces autres parcs et jardins sont de véritables havres de paix pour la faune et la flore parisiennes.
Contenus additionnels

Activités annexes
Accéder au parcours
Métro
Alexandre Dumas (ligne 2)
Buzenval (ligne 9)
Bus
Orteaux – Vitruve (ligne Traverse Charonne)
Pyrénées – Bagnolet (ligne 26 et 64)
Vélib'
Station 20016 (Pyrénées – Maraîchers)
Tramway
Marie de Miribel (ligne T3b)

