DétourLes CAUE  d'Île-de-France
Détour
10,9km
2h30

Brutalisme(s)

15ᵉ et 16ᵉ arrondissements

Architecture
Musée de La Poste © CAUE de Paris
Architecture
Musée de La Poste © CAUE de Paris

Courant architectural ou déclinaison du modernisme, comment se manifeste le brutalisme à Paris ? Ce parcours du 15ᵉ au 16ᵉ arrondissement vous emmène à la découverte d'architectures pouvant illustrer cette esthétique, édifiées dans l'après-guerre et jusqu'à la fin des années 1970.

🚲 Il est recommandé de suivre ce parcours à vélo en raison de la distance à parcourir de près de 11 km, ou bien d'emprunter le réseau de transports en commun pour relier les étapes les plus éloignées.

⚠️ L'itinéraire représenté est indicatif. Le tracé pouvant emprunter certains grands axes, respectez le code de la route et vérifiez l'itinéraire entre deux étapes pour votre sécurité.

Envie de découvrir le parcours ?

Pour une immersion totale, téléchargez notre app et commencez le parcours dès maintenant !

Télécharger dans l'App StoreDisponible sur Google Play
Mode de mobilité
À vélo
Type de parcours
Promenade

Aperçu du parcours

Étape 1

Centre sportif La Plaine

media © CAUE de Paris

Construit entre 1967 et 1971 et conçu par l'architecte Jean-Pierre Sevaistre, ce centre sportif municipal est, ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui, un multi-équipements. Même si ce grand bâtiment est remarquable par son envergure et son esthétique brutaliste, il n'en reste pas moins méconnu. Implanté dans la ceinture verte et sportive de Paris, le long du boulevard périphérique, il s'adresse à l'ouest, à la porte de la Plaine et à l'est, aux terrains de sports extérieurs.

Depuis un bâtiment socle, identifiable par son ossature de béton brut, émergent :

  • un volume dédié au théâtre jeune public de l'espace Paris Plaine,
  • une piscine,
  • une salle omnisports.

À partir d'éléments préfabriqués en béton, l'architecte compose un bandeau, à la fois répétitif et singulier. Ce module tridimensionnel est un brise soleil pour les baies vitrées qui courent derrière.

Si vous avez l'occasion de pénétrer dans le hall, ne manquez pas de prêter attention à la démonstration de la structure et de la matière : murs de béton brut, poteaux en V et escalier sculptural. Le lustre tubulaire suspendu a fait l'objet cette année d'une restauration par l'établissement de Chant-Viron, spécialisée dans la restauration des œuvres d'art.

Dans le gymnase, les pratiques sportives se déroulent sous le plafond en voûtes inversées, qui diffuse la lumière naturelle. Ouverte par de grandes baies verticales à l'est, cette salle est tournée vers les terrains sportifs extérieurs.

media© CAUE de Paris

Le théâtre aux arêtes arrondies se distingue par son revêtement en carreaux au motif abstrait vertical et par ses couleurs rouges, ocres, beiges et brunes.

Étape 1

Centre sportif La Plaine

media © CAUE de Paris

Construit entre 1967 et 1971 et conçu par l'architecte Jean-Pierre Sevaistre, ce centre sportif municipal est, ce que l'on pourrait appeler aujourd'hui, un multi-équipements. Même si ce grand bâtiment est remarquable par son envergure et son esthétique brutaliste, il n'en reste pas moins méconnu. Implanté dans la ceinture verte et sportive de Paris, le long du boulevard périphérique, il s'adresse à l'ouest, à la porte de la Plaine et à l'est, aux terrains de sports extérieurs.

Depuis un bâtiment socle, identifiable par son ossature de béton brut, émergent :

  • un volume dédié au théâtre jeune public de l'espace Paris Plaine,
  • une piscine,
  • une salle omnisports.

À partir d'éléments préfabriqués en béton, l'architecte compose un bandeau, à la fois répétitif et singulier. Ce module tridimensionnel est un brise soleil pour les baies vitrées qui courent derrière.

Si vous avez l'occasion de pénétrer dans le hall, ne manquez pas de prêter attention à la démonstration de la structure et de la matière : murs de béton brut, poteaux en V et escalier sculptural. Le lustre tubulaire suspendu a fait l'objet cette année d'une restauration par l'établissement de Chant-Viron, spécialisée dans la restauration des œuvres d'art.

Dans le gymnase, les pratiques sportives se déroulent sous le plafond en voûtes inversées, qui diffuse la lumière naturelle. Ouverte par de grandes baies verticales à l'est, cette salle est tournée vers les terrains sportifs extérieurs.

media© CAUE de Paris

Le théâtre aux arêtes arrondies se distingue par son revêtement en carreaux au motif abstrait vertical et par ses couleurs rouges, ocres, beiges et brunes.

Étape 2

Église Notre-Dame-de-la-Salette

media Église Notre-Dame-de-la-Salette © CAUE de Paris

Vous voici devant l’église Notre-Dame-de-la-Salette conçue par les architectes Henri Colboc et Jean Dionis du Séjour et construite entre 1962 et 1965. Cet édifice témoigne du renouveau formel permis par l’emploi du béton et de ses techniques de construction. Ce lieu de culte est labellisé Patrimoine du XXᵉ siècle depuis 2011.

En arrivant par ce passage, on apprécie d’abord la volumétrie générale moderne : un cône tronqué sur un rez-de-chaussée cylindrique, puis le contraste entre l’enduit blanc du bâtiment et son portail en bois de noyer massif. La simplicité de la matérialité et des couleurs est contrebalancée par l’élégant travail du bois signé par le sculpteur Jean-Marie Baumel, l’arrondie des montants et la finesse du linteau surmonté d’un vitrail en imposte.

media Bas-relief du portail de Jean-Marie Baumel © CAUE de Paris

L'entrée se fait par la porte latérale à gauche.

C'est en découvrant l'espace intérieur que l'on embrasse l'esthétique brutaliste de l'église. Le visiteur est plongé dans un volume et un espace circulaire lisible. La structure repose sur seize piliers de béton brut, supports d'un anneau triangulé, surmonté d'un cône de lumière. De grandes arêtes verticales décomposent ce puits de lumière, rythmé par des bandes de vitrail abstrait réalisées par Paul Martineau peintre verrier. Comme pour l'église Saint-Michel du Havre, construite au même moment, Henri Colboc collabore également avec le maître verrier Joseph Archepel qui réalise le claustra vitré à droite de l'autel.

media Expression de la structure béton de l'église © CAUE de Paris

Il est possible de ressortir de l'église par l'arrière et ainsi, traverser l'îlot jusqu'à la rue de Dantzig. Vous apercevrez alors un dernier vitrail géométrique, en imposte de la sortie.

Cette étape illustre clairement les trois points de définition du brutalisme, proposés par le critique d'architecture Reyner Banham en 1955 : 1 - lisibilité formelle du plan 2 - claire exposition de la structure 3 - mise en valeur des matériaux à partir de leurs qualités intrinsèques

mediaL'église Notre-Dame-de-la-Salette a reçu le label « architecture contemporaine remarquable » en 2011.

Étape 3

Musée de La Poste

media Musée de La Poste © CAUE de Paris

Construit entre 1966 et 1973 par l'architecte André Chatelin (Grand Prix de Rome et architecte en chef des Postes), le Musée de La Poste a fait l'objet d'importants travaux de rénovation et d'extension entre 2015 et 2019, réalisés par Jung Architectures.

Les panneaux clairs et cannelés de la façades sont fabriqués par le moulage d'un béton architectonique, c'est à dire un béton « décoratif » à l'aspect travaillé, ici élaboré avec du ciment blanc, du sable de Loire et du quartz.

Les trois niveaux aveugles de la façade s'expliquent par le besoin de conservation des collections du musée. Sur ces niveaux, la façade incorpore une véritable œuvre − la « première pièce de la collection du Musée » − avec les panneaux conçus par le sculpteur Robert Juvin. Ils consistent en un assemblage de 2700 prismes de béton, formant des compositions géométriques et une topographie, le tout évoquant les timbres et leur fabrication (la taille douce).

media Détail des panneaux de façades © CAUE de Paris

Le graphisme du logo du musée s'inspire de cette façade à l'identité forte, affirmant la présence de l'institution culturelle sur le boulevard de Vaugirard. mediaLa façade sud du Musée de La Poste a obtenu le label « architecture contemporaine remarquable » en 2021.

Étape 4

UNESCO

Vous arrivez derrière l'un des exemples les plus emblématiques de l'architecture brutaliste à Paris. Le siège de l'Unesco est le fruit d'un concours international pour lequel l'équipe lauréate était composée de deux architectes, Bernard Zehrfuss (architecte français) et Marcel Breuer (architecte hongrois, élève du Bauhaus et exilé aux États-Unis) et d'un ingénieur, Pier Luigi Nervi (ingénieur italien). Tous les trois sont auteurs de constructions exceptionnelles en béton.

mediaVue aérienne du palais de l'Unesco sur la place Fontenoy © Roger Henrard, Musée Carnavalet, histoire de Paris

Réalisé entre 1955 et 1958, face à l'École militaire, ce véritable palais pour l'Unesco affirme son architecture moderne en adéquation avec le programme qu'il accueille, tout en complétant le front bâti de la place de Fontenoy. Par cet ensemble architectural, les concepteurs donnent à voir des manifestes du béton armé, symboles de modernité au service de l'organisation qui œuvre pour la paix et la culture.

media© Anna Armstrong Deux auvents exceptionnels, véritables sculptures de béton, se situent de part et d'autre du bâtiment principal du secrétariat et se démarquent des longues façades rideaux. Le plus remarquable se trouve côté jardin, donnant sur un mobile d'Alexandre Calder. Seuls deux pieds soutiennent ce grand voile en porte-à-faux d'environ 110 tonnes.

media Façade ouest, depuis les jardins de l'Unesco © CAUE de Paris Depuis l'avenue de Ségur, on longe le bâtiment abritant la salle de conférence. Celui-ci affirme son identité architecturale par son mur en voiles de béton brut plissés, prolongé par sa toiture de cuivre en accordéon.

media Perspective de la salle des conférences © L'Architecture d'Aujourd'hui n°47, 1953

Ce principe à la fois constructif et esthétique se retrouve à l'intérieur de la salle qui accueille la conférence générale depuis l'origine de ce siège. Cet espace a été rénové en 2016 par l'agence d'architecture CALQ, afin d'être amélioré techniquement, tout en retrouvant un parti esthétique fidèle à l'esprit initial.

mediaLe siège de l'UNESCO a obtenu le label « architecture contemporaine remarquable » en 2018.

Étape 5

Ambassade d'Australie

media Ambassade d'Australie en France © SEIER + SEIER

Réalisée entre 1973 et 1978, soit deux décennies après le siège de l'Unesco (étape précédente de ce parcours), l'ambassade d'Australie partage avec cet autre édifice brutaliste deux architectes parmi ses concepteurs : l'américain Marcel Breuer et l'italien Pier Luigi Nervi. Ceux-ci forment un trio avec l'australien Harry Seidler.

Implanté à un emplacement prestigieux, l'ensemble est formé de deux immeubles placés en S : le premier, côté Seine est bombé vers le nord et accueille les bureaux de la chancellerie, tandis que le second abrite les logement des diplomates et se déploie au sud. Disposés en quinconce sur une parcelle triangulaire, les deux immeubles varient dans leurs hauteur et épaisseur.

De nombreux aspects et détails visibles en façade contribuent à faire de l'ambassade d'Australie un bâtiment résolument brutaliste. On peut notamment relever :

  • la matérialité du béton brut en façade, son relief dicté par le coffrage. Les planches de bois utilisées ont laissé leur empreinte dans le béton, qui hérite de leur veinure,
  • les imposants brise-soleil des fenêtres en bandeau de la façade sud de l'immeuble de logement,
  • les grandes surfaces opaques, comme celle de la façade sud de la chancellerie, largement aveugle,
  • les pilotis massifs au rez-de-chaussée, dont la forme évasée accentue l'expression de l'effort structurel. Leur géométrie et leur finition travaillées relèvent aussi bien de l'ingénierie que de la sculpture.
Étape 6

Immeuble d'habitation Perret

media© CAUE de Paris

Il est difficile d'arriver dans le 16ᵉ arrondissement, sans faire un crochet par cet édifice emblématique des frères Perret.

Cet immeuble de rapport est construit de 1929 à 1932 par Auguste et Gustave Perret. Loin d'illustrer le style brutaliste, il n'en est pas moins incontournable par sa modernité et l'héritage des frères Perret dans la construction en béton armé.

Assumant une ossature et un remplissage en panneaux - tous deux en béton, la façade expose une esthétique franche de la matière et de la structure précurseur des bâtiments brutalistes.

En tournant autour de la parcelle, on perçoit en contrebas, rue Berton, l'étage dédié à l'atelier des frères Perret, derrière un mur rideau de verre et d'acier. Cet immeuble accueillait également au septième et dernier étage l'appartement de Gustave Perret. Cette habitation et son décor intérieur datant de 1932 sont aujourd'hui classés au titre des monuments historiques.

Étape 7

Chapelle du Christ-Médiateur

media Entrée de la chapelle © CAUE de Paris

Depuis la rue, la chapelle du Christ-Médiateur n'est pas visible, il faut passer la petite porte sur rue pour découvrir cet édifice moderne, au cœur d'un parc arboré. Elle a été construite par Noël Le Maresquier en 1961, sur la vaste propriété des religieuses de l'Assomption. Cet architecte, grand Prix de Rome est surtout connu pour la reconstruction de la ville de Saint-Nazaire à partir de 1946.

Le Maresquier propose ici un édifice brutaliste, en béton armé brut de décoffrage. Pour l’essentiel, les murs sont constitués de parois de verre exécutées par Max Ingrand, l’un des maîtres-verriers les plus réputés de l’après-guerre. Ici, le verre n'est plus seulement l'habillage d'une fenêtre, comme traditionnellement dans les édifices religieux, mais devient une surface lumineuse. Le débord de toiture et sa corniche en cuivre oxydé, permet d’aménager un auvent au-dessus de la porte d’entrée. Les fines colonnes coniques qui le soutiennent allègent les proportions de la façade et créent un fort contraste entre le vert et les gris (du béton et des fers des murs de verre). La porte principale, massive, comme infranchissable, est également en cuivre, mais les fidèles entrent par une porte latérale assez discrète.

media Intérieur de la chapelle du Christ-Médiateur © CAUE de Paris

L’intérieur est tout autre. L’architecte propose un plan triangulaire, une sorte d’amphithéâtre avec un plafond s’élevant vers l’autel. Ce dernier est rehaussé par une estrade et baigné d’une lumière intense grâce à l’ouverture zénithale qui le surplombe. Ce cheminement vers la lumière est encadré par les grandes surfaces verticales couvertes de vitraux aux couleurs chatoyantes et aux motifs abstraits.

La chapelle a été récemment rénovée à l’occasion de la canonisation de Sainte Marie-Eugénie de Jésus en 2007, fondatrice de la congrégation.

Étape 8

Central téléphonique Murat

media Central téléphonique Murat © CAUE de Paris

On comptait plus d’une trentaine de centraux téléphoniques à Paris durant les années 1930. Cinq d'entre eux, enterrés, sont construits au cours des années 1970, dont celui de l’avenue du Général-Sarrail à la lisière du bois de Boulogne.

Le central téléphonique Murat est conçu par Pierre Vivien, architecte en chef des bâtiments civils et des palais nationaux. Il est construit entre 1974 et 1976. Le bâtiment visible n'est en réalité que la superstructure qui abrite l'espace administratif. La partie technique du central est enterrée sur trois niveaux construits en infrastructure. Pour la partie visible, l'architecte conçoit un bâtiment en béton de forme circulaire et massive, rétréci au niveau de sa base pour permettre l'aménagement d'un jardin.

Il y a dans la solution proposée, l’affirmation de la fonction, la téléphonie et son statut, et de la modernité. Si l’on se réfère à la définition du brutalisme de Reyner Banham en 1955, l'architecte cherche aussi la « mémorabilité de l’édifice en tant qu’image ». D’une certaine manière, la forme devient un élément d’expression à part entière, ce qui pousse certains critiques à parler au sujet du brutalisme, d’un « baroque du modernisme ».

🚫 L'édifice est fermé au public.

Contenus additionnels

Quiz
Étape 9

Parc des Princes

mediaLe Parc des Princes © CAUE de Paris

Un premier stade nommé « Parc des Princes » existait depuis 1897. La construction du boulevard périphérique a accéléré la décision d'édifier un nouveau stade, moderne, avec une capacité de 50 000 places. Le projet est voté en 1967 par le conseil de Paris et attribué aux architectes Roger Taillibert et Berdje Agopyan. La construction débute l'année suivante et s'achève en 1972.

mediaLe chantier du Parc des Princes au-dessus du périphérique © Fonds Architecte Berdje Agopyan

L'architecture du stade se caractérise par des consoles en porte-à-faux, formant 50 portiques monolithiques en béton précontraint et de tailles variées, reliés entre eux par un bandeau horizontal. Ces portiques sont disposés en fonction de points d'ancrage au sol, en tenant compte du passage souterrain du boulevard périphérique. Ils permettent également d'aménager les espaces d'accueil du public.

mediaLe chantier du Parc des Princes © Fonds Architecte Berdje Agopyan

Les consoles soutiennent la couverture − un anneau technique de 17 000 m² − sans nécessiter d'autres appuis. L’éclairage intégré à la toiture et l'absence de pylônes assurent une visibilité optimale pour le public. La variation des dimensions des portiques donne au stade une forme elliptique et une ondulation à la couverture. La structure supportant les gradins préfabriqués des tribunes est indépendante.

mediaLe chantier du Parc des Princes © Fonds Architecte Berdje Agopyan

Depuis son inauguration lors de la finale de la Coupe de France de 1972, le Parc des Princes n'a pas subi de transformations majeures. Par sa longévité et sa forme reconnaissable, il bénéficie d'un certain prestige et accueille depuis 1974 le club de football du Paris Saint-Germain.

🎧 Le Parc des Princes répondait à un défi Écoutez cet épisode du podcast « Archi intéressant ». Réalisé par Le Monde en partenariat avec la Cité de l'architecture et du patrimoine.

Contenus additionnels

Quiz

Activités annexes

Nous vous proposons de découvrir des lieux d'intérêt situés à proximité de votre itinéraire. Vous pourrez les retrouver sur la carte du parcours qui vous guidera.

Accéder au parcours

Métro


Porte de Versailles (ligne 12)


Porte de Vanves (ligne 13)

Bus


Théâtre de La Plaine - Général Guillaumat (ligne 89)

Tramway


Georges Brassens (T3a)

Vélib'


Station n°15045 (Porte de la Plaine)